24 septembre 2012

Souvenirs d'I-san !!!

Un petit retour en arrière pour vous faire partager quelques photos de mon quotidien il y a 3-4 ans de cela. J'habitais dans un petit village... surement l'un de ceux où le niveau de vie est le plus bas... ou les chérubins de sortie en ville se déchaussent à l'entrée d'un 7/11 par totale ignorance du monde extérieur qui se transforme a un vitesse folle.

Dans ces villages reculés... on ne peut être plus au coeur de la culture I-san... les Tchao Na du coin ne sont pas de vulgaires ''copies''... ce sont des femmes et des hommes durs au mal... bien souvent travailleurs (je ne parle pas des nouvelles générations qui perdent peu à peu la fibre paysanne et rêve d'une vie calquer sur les codes des séries TV) et donc à l’opposée de certains clichés véhiculés ici et la. Que celui qui me dise le contraire vienne travailler dans les champs a leur coté... comme j'ai pu le faire durant un certains temps. Il verra alors que les rires sont le remède le plus efficace pour supporter les journées éreintante dans les plaines et rizières... sous un soleil de feu qui a bien faillit plusieurs fois me rendre totalement fou. Impossible pour moi de nier que j'ai été bluffer par la puissance physique et l'endurance de ces gens pour qui le salut et le riz quotidien ne provient que du travail de la terre,  de la chasse et de la cueillette... mon respect pour ces gens luttant au jour le jour avec droiture est immense !!!

Je ne pense pas que les occidentaux se rendent bien compte de la difficulté croissante qu'on les habitants les plus vulnérables à marcher la tête haute face aux défis qu'impose le développement globale du pays. La pression de cette société de consommation est grandissante... elle est d'une terrible violence... les jeunes ainsi que les plus faibles d'esprits sont bien souvent incapables de faire face à la réalité sans tomber dans les excès les plus pervers. Permettez moi de ne pas leur jeter la pierre... et que celui qui le fasse vienne rouler sa bosse comme j'ai put le faire dans les entrailles de la vie I-san  ,loin des grandes villes !!! Il faut être fort... très fort pour faire face a ce contexte qui depuis des années ne profite absolument plus (ou très peu) aux personnes les plus démunis. D'ailleurs seul l'aveugle et le sourd pourra me contredire sur le fait que la solidarité, le socle familial et l'entraide sont peu à peu entrain de se fissurer... créant un climat de plus en plus pesant car l'argent a déjà prit trop de place dans les coeurs. En résulte des comportements déviants, des violences et un individualisme croissant... non l'avenir des plus pauvres en I-san ne s'annonce pas rose... qui pourrait le nier !!! Tout cela me retourne l'estomac... j'éprouve une peine sincère pour toutes ces personnes qui sont confrontées à une réalité nouvelle imposée de l’extérieur et totalement en porte à faux des spécificités communautaires régissant ces petits villages depuis des décennies.

Traverser les campagnes sans jamais véritablement vivre le quotidien des paysans sur de longues périodes ne peut en aucun cas donner le droit de pouvoir discuter de manière honnête et argumenté sur la réalité des choses. Bien souvent les étrangers se permettent de disserter sur un univers qu'ils ont a peine touché du doigt... se basant sur ce qu'on a bien voulu leur faire voir. La vérité de l' I-san profonde est âpre... elle se place a 1000 lieux de celle que l'on rencontre dans les quartiers résidentielles d'Udon ou de Khon Kaen... elle est profondément génératrice de sensations fortes et se révèle souvent implacable. Les sentiments qui nous traversent quand on y vit ne cessent de jouer aux montagnes russes... mais on ne la quitte pas sans avoir le coeur lourd... car d'une manière ou d'une autre elle a provoqué en vous des bouleversements qu'il est impossible de balayer d'un simple revers de main.

Trêve de palabres... nul doute que l'I-san m'a changé... je lui en serait éternellement reconnaissant... et ce n'est pas sans émotion que je vous livre ici quelques clichés rescapés de cette période incroyable de mon existence... ou les joies mais aussi les peines ont fait de moi une partie ce que je suis aujourd'hui...





Udon Thani


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1 commentaire:

  1. qu'est ce qu'ils sont beaux ces petitouts....le sourire, toujours le sourire thaï....et tu as raison, il faut se mettre en mode respect face à ces personnes qui travaillent dans des conditions presque inhumaines, sans machine, sans aide, pour un riz qui nourrit une grande partie de la planète et dont ils ne récoltent presque rien, jusque de quoi de pas mourir de faim...je comprends que cela t'ai changé, je crois que j'y aurais droit aussi, vivre en Thaïlande, mais seulement dans certaines régions, doit profondément secouer nos habitudes, nos "croyances", nos neurones aussi....qui ne travaillent peut-être plus comme "avant"
    Merci pour ce bel article
    @+

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